Une cinquantaine de pèlerins Varois ont participé au rassemblement Fratello à Lourdes

Le mouvement  FRATELLO a invité les personnes à se rassembler pour la 3ème journée mondiale des pauvres, cette fois-ci, à Lourdes, du 14 au 17 novembre dernier.

C’était il y a 3 ans, à Rome, que le Pape instituait d’ailleurs cette journée mondiale des pauvres.

Vécue de manière triennale, chaque année la formule change afin d’impliquer successivement les diocèses, puis les paroisses et, enfin, pour célébrer et partager cette joie d’une Eglise pauvre pour les pauvres tous ensemble, internationalement.

Un pari toujours difficile à gérer étant donné la précarité des personnes attendues et forcément de leur engagement.

La diaconie du diocèse de Fréjus-Toulon y a participé, rassemblant 46 personnes aux trajectoires de vie différentes, impliquant différentes réalités telles que Les Amis de Jéricho-UDV, le Secours Catholique, Logivar-UDV – Résidence des Favières, Var’Azur Recup-UDV, la paroisse de la Farlède, de la Cathédrale de Toulon, de la Beaucaire, de Cabasse, de Brignoles, du Sacré Cœur des Routes, la Fraternité Saint-Laurent et le groupe de partage de Massabielle…

46 personnes diverses donc, venues s’ajouter au millier qui convergeait vers Lourdes depuis toute la France, d’Espagne, de Belgique… le 14 novembre dernier pour 3 jours de rassemblement, de louanges, de partages, d’enseignements, de démarches en tout genre.

Occasion d’offrir, à ceux qui n’en ont pas l’opportunité, un beau et profond pèlerinage et de vrais moments de fraternité.

La veille du départ en car, le pèlerinage commençait déjà à Saint-Vincent-de-Paul de Montéty où des paroissiens avaient organisé un accueil chaleureux aux 10 personnes venues de plus loin pour leur offrir le gite et le couvert.

Comme en témoignent les commentaires de certains pèlerins, ce qui reste le plus marquant c’est l’unité dans la diversité des personnes qui y étaient, comme s’ils appartenaient à une même famille, comme s’ils étaient Fratello !

 

Découvrez les Fioretti des pèlerins :

« J’ai particulièrement été marqué par la joie profonde et démonstrative de tous les pèlerins malgré les souffrances exprimées, enfouies et déposées à Lourdes ».

« Un événement tout particulier m’a marqué : le lavement des pieds. Imaginez plus de mille personnes assises l’une en face de l’autre se lavant les pieds mutuellement à l’image du Christ avec ses apôtres. »

« Je suis repartie pleine de joie, d’espérance, avec le désir de vivre en Fratello (ndlr : frère) dans mon quotidien. »

« Le premier témoignage qui m’a marqué est celui d’un jeune qui s’était laissé enfermer dans différentes formes de violence avant de se retrouver à la rue. Il apparaissait clairement pour ce jeune que Dieu l’avait sauvé à travers l’association Le Cenacolo qui l’avait accueilli. Il nous est apparu tout souriant et rayonnant, donnant son témoignage avec une sincérité très émouvante »

« J’ai été particulièrement marqué par une personne qui, pour moi, est un Bartimée (lire dans la Bible) des temps modernes. Lors d’une veillée d’adoration, on demandait aux personnes qui avaient une blessure profonde de lever le bras si elles souhaitaient la prière fraternelle de leurs voisins. Un homme a levé le bras pendant près de 45 minutes en direction du Saint Sacrement. Ses voisins se relayaient pour soutenir son bras ! Je me suis dit que cet homme, qui manquait visiblement de beaucoup matériellement et affectivement – physiquement abîmé par la vie – avait la simplicité de crier vers le Seigneur pour qu’Il le sauve, sans se préoccuper du regard des autres. »

« C’est finalement un peu le message de Lourdes que j’ai touché du doigt grâce à cette journée mondiale des pauvres ».

« C’était la première aventure de ce genre pour moi et je n’ai que des superlatifs : magnifique, immense, grandiose… et tout cela dans la prière, la joie, l’amitié, le partage. »

« Quelle joie d’avoir participé à ce beau pèlerinage ! »

« Ce pèlerinage avec tant de personnes venues de près ou de loin nous a fait prendre conscience que l’Eglise est bien vivante malgré toutes ses difficultés, que chaque personne sans distinction est aimée de Dieu. »

« Merci mon Dieu pour tant de grâces ! À nous maintenant de vivre la fraternité là où nous sommes ! »

« Cela dépasse le rationnel ! On ne se connait pas au départ et on se retrouve avec 46 frères et sœurs. »

« Ces 4 jours ne changeront pas les galères mais ils ont ouvert les yeux sur la fraternité, l’amitié, la valeur de chacun aux yeux de Dieu, les merveilles que nous sommes. »

Propos recueillis par Aymeric de Dreuzy, intendant de la Diaconie du Var.


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