Saint-Nicolas : son histoire

La Saint-Nicolas, que nous fêtons ce mardi 6 décembre 2016, est une fête inspirée de Nicolas de Myre, appelé aussi Nicolas de Bari.

C’est à Saint-Nicolas de Port, en Lorraine, qu’a été édifié au Xe siècle une grande basilique dédiée au Saint. Vénéré et très souvent invoqué, il deviendra très rapidement le saint-patron de la Lorraine et le culte de Saint-Nicolas se répandra très rapidement en Alsace et outre-Rhin, où la tradition demeure très vive aujourd’hui.

Saint-Nicolas, patron des écoliers, rend visite le 6 décembre aux « enfants sages » pour leur offrir du chocolat, des oranges ou des cadeaux en échange d’un biscuit et d’un verre de lait, traditionnellement laissés sous le sapin décoré le jour même ! Quant aux enfants qui n’ont pas été sages ils seront, eux, confiés au père fouettard !

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Découvrez l’histoire de Saint-Nicolas, dans une chanson datant de 1842 :

Il était trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
S’en vont au soir chez un boucher.
« Boucher, voudrais-tu nous loger ?
Entrez, entrez, petits enfants,
Il y a de la place assurément. »

Ils n’étaient pas sitôt entrés,
Que le boucher les a tués,
Les a coupés en petits morceaux,
Mis au saloir comme pourceaux.

Saint Nicolas au bout d’sept ans,
Saint Nicolas vint dans ce champ.
Il s’en alla chez le boucher :
« Boucher, voudrais-tu me loger ? »

« Entrez, entrez, saint Nicolas,
Il y a d’la place, il n’en manque pas. »
Il n’était pas sitôt entré,
Qu’il a demandé à souper.

« Voulez-vous un morceau d’jambon ?
Je n’en veux pas, il n’est pas bon.
Voulez vous un morceau de veau ?
Je n’en veux pas, il n’est pas beau !

Du p’tit salé je veux avoir,
Qu’il y a sept ans qu’est dans l’saloir. »
Quand le boucher entendit cela,
Hors de sa porte il s’enfuya.

« Boucher, boucher, ne t’enfuis pas,
Repens-toi, Dieu te pardonn’ra. »
Saint Nicolas posa trois doigts.
Dessus le bord de ce saloir :

Le premier dit: « J’ai bien dormi ! »
Le second dit: « Et moi aussi ! »
Et le troisième répondit :
« Je croyais être en paradis ! »

Par Delphine Dumont, chargée de communication


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