Réseau UDV : 35 ans ça se fête !

Focus

photo : Fabien Rigal

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2018 est une année particulière pour l’Union Diaconale du Var : celle de ses 35 ans. Autant d’années de dévouement, d’énergie, d’accompagnement au service des plus fragiles. Pour marquer le coup, le Conseil d’Administration et le service communication de l’Union ont décidé de mettre en mots et en images ces 35 années de vie, car un anniversaire, ça se fête !  

A l’occasion de cet anniversaire, deux ouvrages disponibles au public et qui révèlent le visage de la solidarité dans le Var viennent d’être publiés. Deux galeries de portraits : portraits photos et portraits de mots.

Deux itinéraires pour déambuler à travers les sentiers de l’Union Diaconale du Var et de ses associations. Deux recueils pour rendre hommage à tous ces hommes et ces femmes qui, chaque jour, rendent le monde plus fraternel. Toutes celles et ceux grâce à qui l’échange, le partage, le don et la joie prennent vie au quotidien.

Et aussi deux belles idées de « cadeaux solidaires » à s’offrir ou à offrir pour les fêtes de fin d’année !

Chaque livre, à sa manière, nous ouvre les portes de ces associations, dévoile la réalité de la vie associative, de la précarité ; montre des regards, des visages, des mains tendues. Mains qui s’ouvrent, mains qui agrippent, mains qui accueillent, mains qui donnent ou qui reçoivent, mains qui protègent, mains qui créent et qui façonnent des tranches de vie.

Tranche de vie quotidienne et fraternelle à la Maison Phanuel, Pension de famille basée à Gonfaron.

Il se dessine au fil des pages une proximité concrète et tangible, dans la diversité des hommes et des femmes qui y figurent. Il s’en dégage une joie authentique, celle qui naît de la culture du partage et de la solidarité.

Témoignage des changements positifs que les rencontres peuvent créer. Ces deux ouvrages mettent en valeur les notions d’engagement, de service, d’ouverture à l’autre et du cœur…

Deux livres complémentaires

Le 1er livre, écrit par Aline Racheboeuf, auteure bénévole pour notre site d’actualités IOTA, s’intitule « Les mauvaises herbes ». Il est édité par Livres en Seyne, une maison d’édition locale.

Présenté sous la forme d’un recueil de nouvelles solidaires, l’ouvrage nous fait plonger dans les tranches de vie des plus démunis et de ceux qu’ils trouvent sur leur route via les associations membres de l’UDV et les partenaires.

Préfacé par Gilles Rebêche, diacre et délégué diocésain à la solidarité, le livre fait 199 pages et compte 21 chapitres. Leurs intitulés sont aussi divers que « Vivre dans la rue l’été », « Les Maisons Bethléem », « Var Azur Linge », « Quand la maraude devient feu de joie », ou bien encore « Maison de retrait » et bien d’autres…

Couverture du 2e livre écrit par Aline Racheboeuf : « Les mauvaises herbes », publié par les éditions Livres en Seyne.

Le 2ème livre est titré « Au cœur des maisons de l’UDV ». C’est un ouvrage photographique qui rassemble des clichés en noir et blanc réalisés par Yves de Kermel, photographe bénévole, et Delphine Dumont, chargée de communication à l’UDV.  Toutes les photos sont légendées via une mise en mots d’Aline Racheboeuf.

Réalisé grâce à un partenariat efficace entre le service communication de l’Union et les associations membres, l’ouvrage est conçu comme un tour d’horizon du réseau qui offre un panorama des différentes actions.

Il se compose de 34 pages et d’environ 70 photos.

Couverture de l’ouvrage photographique « Au coeur des maisons de l’UDV », avec un cliché de Fabien Rigal.

Deux (bonnes) idées cadeaux pour les fêtes de fin d’année !

A l’approche de Noël et du sens si particulier de cette fête, laissez-vous tenter par la découverte de ces deux publications à s’offrir ou à offrir pour ouvrir les yeux, se laisser rejoindre, changer les regards, et dilater les cœurs.

Qu’elles puissent insuffler élan et envie pour pousser la porte de ces associations, et qu’à notre tour nous osions vivre la fraternité.

«  L’avenir c’est à toi de le faire, avec tes mains, avec ton cœur, avec ton amour, avec tes passions, avec tes rêves. Avec les autres. » Pape François

Vous souhaitez vous procurer ces ouvrages ? Vous trouverez toutes les informations pratiques en fin d’article.

Pour aller + loin

Afin d’aller plus en profondeur dans la présentation de ces deux livres, nous avons interviewé deux de leurs auteurs : Aline Racheboeuf et Delphine Dumont. L’une et l’autre témoignent de leurs parcours, expliquent leur engagement au sein de l’UDV et du sens qu’elles donnent à leurs « productions ».

Rencontre avec Aline Racheboeuf

Aline, peux-tu te présenter, nous dire d’où tu viens et ce que tu fais à l’UDV ?

J’ai 86 ans ! Après une vie bien remplie, j’ai jeté l’ancre dans le Var il y a un peu plus de 3 ans, en février 2015. Ceci après 27 années passées dans le secteur de Nice. A Nice, j’avais 2 sortes d’activités : musique et liturgie d’une part, engagement auprès des plus pauvres avec Mir et Médecins du Monde d’autre part. En arrivant dans le Var, j’ai été accueillie par l’UDV, au sein de laquelle je fais partie de l’équipe communication et du journal IOTA. Je suis également responsable d’une Fraternité Franciscaine.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Cette idée m’est venue en écrivant les articles pour IOTA et en visitant les associations de l’UDV et les partenaires. J’ai pensé que pour les 35 ans de l’UDV, il serait utile de montrer ce réseau d’aide aux plus fragiles qui a pris énormément d’ampleur depuis 35 ans ! Je me suis dit que, non seulement cela serait bien pour les personnes qui sont à l’intérieur de ce réseau de réaliser combien leur mission est précieuse, et d’autre part pour ceux qui ne connaissent pas l’UDV, ce livre pourrait leur donner envie d’y participer. L’UDV peut servir d’exemple dans d’autres régions !

Les clowns de Kaïré témoignent de leur joie d’être ensemble !

Pourquoi avoir choisi ce titre « Les mauvaises herbes » ?

L’idée du titre m’est venue après avoir lu une citation qui m’a paru être une énormité, à savoir « Les pauvres sont les mauvaises herbes de l’humanité » !  J’ai voulu déconstruire cette phrase provocatrice et stupide. Je souhaitais démontrer que, comme dans la nature, tout être a sa raison de vivre et a le droit d’exister !

Que trouve-t-on dans ce livre ?

On y trouve une série de « tableaux », évoquant chacun une forme de précarité ou de pauvreté différentes, et qui illustrent que, comme dans la nature, il y a chez l’être humain quantité de façons de vivre ou de survivre. J’ai découvert cette réalité en parcourant les associations du réseau et en faisant s’exprimer les personnes qui y travaillent et celles qui y sont accueillies. J’invite chacun à lire ce livre et à se laisser interpeller par ce qui y est exprimé, et j’espère sincèrement que cela donnera envie au lecteur de s’engager dans telle ou telle action de solidarité.

En quoi cet ouvrage diffère de ton 1er livre « Anawim », paru en 2014 ?

Mon 1er ouvrage, « Anawim, ce que vous avez fait aux plus petits… », était un témoignage plus personnel : j’y témoignais un ressenti par rapport aux personnes en situation de précarité. « Les Mauvaises Herbes » a pour objectif principal d’être le porte-parole de l’UDV, des accueillis comme des accueillants. Il y aurait déjà de quoi faire un 3ème ouvrage mais ce n’est pas pour tout de suite, je n’ai pas le temps !!

Cliquez-ici pour écouter  l’interview « 3 questions à Aline Racheboeuf » diffusée sur RCF Méditerranée. 

Ci-dessous, écoutez l’interview complète d’Aline Racheboeuf sur RCF pour l’émission « Main dans la main », avec Jasmine de Dreuzy :

Les ateliers de « St Jo », à la Ressourcerie de la Rade, redonnent une dignité aux personnes accueillies.

Rencontre avec Delphine Dumont

Delphine, peux-tu te présenter, nous dire qui tu es, d’où tu viens et ce que tu fais à l’UDV ?

J’ai 24 ans, je viens de Strasbourg et j’habite à Toulon depuis 3 ans. J’ai fait des études en réalisation vidéo et je suis actuellement en alternance car je fais un BTS en design graphique. Je travaille comme chargée de communication à l’UDV depuis décembre 2015. Je suis en emploi d’avenir pour une durée de 3 ans, que j’ai enchaîné après une mission de service civique de 8 mois. Je suis par ailleurs bénévole dans une association locale de protection animale.

Quelle a été ton implication pour la réalisation du livre photo ?

J’ai participé à la « campagne photographique » avec Yves de Kermel, qui a accepté de nous aider bénévolement à réaliser ce projet. J’ai donc réalisé une partie des photos qui sont dans le livre. Ensuite, j’ai retravaillé les contrastes et la colorimétrie de toutes les photos avec un logiciel de traitement des images, puis j’ai réalisé la mise en page finale du livre. Ce travail a duré une année, le temps d’aller faire toutes les photos, de trouver les bonnes dates en fonction des disponibilités des associations et les nôtres… J’ai également pris part  à l’organisation d’une exposition des photographies à la Galerie de l’Eglise St Louis, rue des Arts à Toulon, en juin dernier.

Peux-tu nous préciser quel est l’objectif de ce livre photo ?

Ce livre a été réalisé à l’occasion des 35 ans de l’UDV. En lien avec les administrateurs de l’Union, nous avons voulu montrer ce qui se vit dans les 25 associations membres. Le constat que nous faisons régulièrement est que de nombreuses associations sont réunies ensemble dans le même réseau mais elles ne se connaissent pas toutes entre elles. Grâce à ce livre, chacune d’elle peut découvrir ce que font les autres !

Au coeur des quartiers de l’Ouest toulonnais, à Amitiés Cité, la joie se partage !

Et maintenant, comment vois-tu la diffusion de ce livre ?

Ce serait super si les membres des différents Conseils d’Administration des associations nous aidaient à diffuser ce livre. Le fait que l’ensemble des membres de la « grande famille UDV » (bénévoles, accueillis, salariés) soient présents sur les photos peut inciter les acteurs du réseau à montrer ce livre autour d’eux. Celui-ci peut servir de « catalogue promotionnel » au service bénévolat pour recruter des bonnes volontés car il montre la palette de ce que le réseau UDV peut proposer comme missions ou services. Nous avons commandé et reçu 1000 exemplaires : il serait bien qu’ils soient tous diffusés !

Où se procurer ces ouvrages ?

Ces deux livres sont disponibles auprès du service communication de l’Union Diaconale du Var. Vous pouvez aussi les commander en librairie ou sur internet.

Les Mauvaises Herbes :

Son prix public est de 15€. Il est proposé au tarif préférentiel de 10€ pour les membres du réseau UDV et ses sympathisants. Et bien sûr, l’auteure est à votre disposition pour vous offrir une dédicace !

Cliquez ici pour accéder au lien librairie 
Cliquez ici pour accéder au lien Fnac
Cliquez ici pour accéder au lien de la Bibliothèque Nationale de France (BNF)

Télécharger le dossier de presse : une présentation complète de l’ouvrage et de l’auteure  

Au cœur des Maisons de l’UDV :

Son prix public est de 10€. Il est proposé au tarif préférentiel de 5€ pour les membres du réseau UDV et ses sympathisants. Là encore, la dédicace des auteurs vous sera proposée avec joie !

Cliquez ici pour accéder au lien librairie 
Cliquez ici pour accéder au lien Fnac
Cliquez ici pour accéder au lien de la BNF

Zoom sur l’expo photo

Comme évoqué dans l’article, une exposition photographique est complémentaire du livre photo.

Celle-ci se compose d’environ 30 panneaux photo en noir et blanc, de format A1, imprimés sur du papier photo de qualité. Chaque panneau est accompagné de la légende correspondante.

Cette exposition est mobile et elle a vocation à voyager, à être exposée dans différents endroits du Var. Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à vous rapprocher du service communication de l’UDV pour obtenir les informations.

Contact : communication(arobase)udv(tiret du 6)services(point).fr et 04 94 24 80 40

Article écrit à 4 mains : Jasmine de Dreuzy, voisine solidaire aux Favières et reporter bénévole pour Iota, et Christophe Parel, journaliste et responsable communication de l’UDV.


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