L’audit

Si vous écoutez une radio un tant soit peu économique ces jours-ci, vous aurez droit à une litanie impressionnante d’annonces de changements, transformations, reconfigurations des grandes entreprises et de leurs dirigeants. C’est à croire parfois que les nouveaux arrivants ont découvert soudainement la pierre philosophale et qu’il leur semble urgent de tout reprendre pour repartir de l’avant avec des idées enfin neuves.

N’ayez crainte braves gens, nous avons tout compris, cette nouvelle stratégie va nous conduire au plus grand succès dans un délai rapide !

L’UDV, rassurez-vous, n’en est pas là en ce début d’année et se livre cependant à une tentative d’aggiornamento mais en y associant tous ses acteurs, la différence est là ; En tout cas en appelant tous ses acteurs à y participer le plus nombreux possible.

De quoi s’agit-il ?

Nous avons le sentiment que notre modèle économique n’est plus très pertinent : les subventions dont nous vivons pour subvenir aux besoins de nos associations et donc des personnes les plus précaires vont s’amenuisant, si les fonds privés soulagent nos finances, ils ne suffisent pas encore, la visibilité de l’UDV et sa lisibilité y compris dans le petit monde ecclésial est assez faible, des petites associations qui font un travail remarquable ont du mal à être reconnues et aidées, bref, il est temps de regarder avec objectivité ce que nous faisons et comment, puis voir s’il ne serait pas mieux de faire autrement.

Ce constat est très largement partagé et encouragé par l’Etat qui verrait d’un bon œil l’UDV se simplifier de manière à l’aider plus facilement.

Nous avons donc lancé un vaste audit confié à un cabinet qui nous connaît bien, financé pour moitié par la Préfecture, et mon souhait est que chaque association qui sera visitée, elles le seront toutes, accueille ce visiteur avec la volonté d’innover, d’avancer sans rien s’interdire à ce stade de la réflexion. Par ailleurs, le millier de salariés et bénévoles a été sollicité au travers d’un questionnaire.

L’enjeu est capital, c’est notre capacité à pouvoir poursuivre notre mission au service des plus petits, plus faibles, plus fragiles ; Ils sont plus nombreux qu’auparavant, ils comptent sur nous.

Ma crainte est celle que stipulait Edgar Faure : « Voici que s’avance l’immobilisme et nous ne savons pas comment l’arrêter ».

Alors, je vous remercie tous par avance de votre engagement qui donnera tort à notre ancien Président du Conseil.

Thierry O’Neill, président de l’Union Diaconale du Var (UDV).


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