Aviso et le projet de Ressourcerie de la Rade

Commençons tout simplement par une visite dans le Petit Larousse.

Ressource : mot qui a la même étymologie que ressusciter. Tout un programme !

Donc, avoir de la ressource, c’est savoir se relever, surgir de nouveau, savoir sortir d’une situation difficile en utilisant des moyens efficaces. Quant aux ressources que nous possédons, une grande variété d’utilisations nous fait les exploiter, les gaspiller, les préserver et même les épuiser… après bien sûr les avoir ignorées !

L’aviso est à l’origine un petit navire de guerre à voile, armé, rapide qui assurait les communications entre des navires et la terre ou de port à port. Il transportait colis et courriers, et transmettait ordres et renseignements.

Ne serait-ce pas la définition adéquate de la vie sociale ?… Il y a parfois de ces coïncidences…

Ressourcerie, un mot à la mode ?

Une ressourcerie est un lieu où sont collectés les objets et matériaux dont leurs propriétaires veulent se débarrasser pour de multiples raisons (achat d’un nouveau modèle, déménagement, inutilité, goûts différents…).

Activité inscrite dans le schéma de gestion des déchets, elle gère ainsi la récupération de ces objets et matériaux, leur remise en état ou en valeur, puis leur revente.

Le Réseau des Ressourceries est une association au rayonnement national qui regroupe les Ressourceries de France. Créée le 26 septembre 2000, cette association loi 1901 résulte de l’ambition commune de plusieurs structures (associations, régies de collectivités territoriales, coopératives…), spécialistes du réemploi et de la réutilisation des objets, de créer un groupement professionnel. Il représente aujourd’hui 145 structures !

Ce réseau est peu connu car il est interdit aux ressourceries de faire de la publicité comme n’importe quelle enseigne, ceci pour éviter une concurrence (qui serait jugée déloyale) aux magasins de produits neufs.

Une Ressourcerie a 4 fonctions :

Les 3 premières sont de collecter et valoriser des déchets encombrants pour revendre – sans but lucratif – des objets de réemploi  à prix modiques.

La 4ème fonction,  à forte valeur ajoutée, est la sensibilisation à la réduction des déchets. Sensibiliser le public, celui qui donne, comme celui qui valorise et celui qui vend, aux gestes éco-citoyens de réduction des déchets : entrent dans ces gestes les choix de consommation, l’entretien des objets, le tri etc. avec pour résultat une action en faveur de l’environnement et de l’économie solidaire.

Telle la « caverne d’Ali Baba », de multiples objets sont à vendre chez Aviso, rue Danton, à Toulon.

Petit tour de quelques enseignes originales :

Le Grand Détournement, Court-Circuit, 1000 Collectes, Récup and Co, Histoires sans fin… et aussi Fête de la Récup’, Repairs Day (en partenariat avec Carglass), ou le Peluchodon qui a récolté 100 000 peluches dont le produit de la vente a été versé pour la sauvegarde des grands singes.

Imagination et créativité sont partout au service du réemploi et par là, de l’économie solidaire.

 « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Lavoisier

Citation de seconde main, elle aussi, puisque son origine remonte à Anaxagore, philosophe grec, avant qu’elle ne soit attribuée à Lavoisier, puis à Einstein…

Dans les ressourceries, la devise serait plutôt :

« Rien ne se perd, tout se récupère ! ».

A Toulon, en 2016, la Ressourcerie de la Rade a vu le jour au sein d’un collectif d’associations membres de l’Union Diaconale du Var (UDV), et Aviso en est l’un des piliers. En font aussi partie Les Amis de Jéricho, Logivar Saint-Louis et Amitiés Cité.

Le 24 mai de cette même année, Gilles Rebêche, diacre et délégué épiscopal à la Solidarité, déclarait à Var Matin : « La Ressourcerie de la Rade s’astreint à récupérer des vieux meubles et des objets pour leur redonner vie. On fait travailler les talents locaux, souvent inexploités. »

Mais, revenons en arrière et laissons-nous étonner car certaines histoires le méritent bien. Celle d’Aviso nous est contée par Gilles Rebêche.

« Le Père Bernard Duray, prêtre ouvrier du Prado – œuvre fondée en 1856 par le bienheureux Père Antoine Chevrier, prêtre du diocèse de Lyon pour ceux qui souhaitaient devenir prêtres ouvriers-, avait connu la diaconie (service des pauvres) dans un premier temps au Luc comme bénévole à Phanuel, maison ouverte en 1984 par le P. de Viviès pour accueillir les errants (fermée en 2008 après sa mort). Arrivé ensuite  sur Toulon et habitant au presbytère de Saint Jean du Var, il fréquente très vite les Amis de Jéricho (ouverts en 1985).

Très à l’écoute des plus démunis, il héberge alors chez lui pendant plusieurs mois Zlavko, un croate sans abri, étranger sans papier, ayant fui l’ex Yougoslavie de Tito (après un emprisonnement de  plusieurs années sur les bords de l’Adriatique dans une forteresse plantée sur une île). Zlavko le sensibilise à la situation des sans-papiers… et également au sanctuaire marial croate de Medjugorge, lieu de pèlerinage marial en Bosnie-Herzégovine. Le P. Duray achète alors sur ses fonds propres le rez-de-chaussée de la copropriété « le Danton » pour y installer une activité d’économie sociale et solidaire au profit des étrangers.

Des personnes accueillies se mettent au service sur le site de « St Jo ».

Préoccupé par le sort des sans-papiers, le P.Duray crée « l’association pour une vie solidaire » – Aviso – et y développe une activité pour « donner du papier » aux sans-papiers. Il se met à récupérer revues et vieux journaux et essaye de créer un commerce pour vendre ces revues à la date de naissance de personnes dont c’est l’anniversaire. Idée originale et généreuse mais peu réaliste et encore moins rentable.

Par contre, à côté des vieux journaux, se développe peu à peu une petite brocante solidaire qui a nettement plus de succès. Avec le produit de ses ventes, le P.Duray donne des secours aux sans-papiers. Il se fixe aussi comme mission de financer les serruriers pour aider les locataires des squats du Centre-Ville.

Sur la fin de sa vie, il va faire une sorte d’expérience mystique. Après un coma profond, il recouvre la santé et, sur les conseils de Zlavko, part à Medjugorge remercier la « Gospa ». Au retour, il se voit comme « Lazare, revenu à la vie » pour finaliser sa mission.

C’est dans cette période que nous nous rencontrons et qu’il me fait promettre de pérenniser son œuvre : le soutien aux plus démunis, en particulier aux étrangers sans ressources, ceci à partir d’une activité manuelle de vente d’objets.

Après sa mort, j’ai réalisé qu’il avait déjà mis son vœu en œuvre en léguant son local de la rue Danton (Aviso) à l’association diocésaine, sous couvert de la diaconie, en spécifiant sa volonté d’y impliquer l’UDV. Pour rester dans la légalité (ne pas stocker du matériel inflammable dans la copropriété, ne pas couvrir des transactions hors la loi…), nous avons tâtonné pour trouver une issue : créer une plate-forme d’économie sociale et solidaire et un espace d’initiation à l’interculturalité (la Tente d’Abraham).

A ce jour, c’est toujours ce double souci d’une plate-forme d’accueil et d’orientation pour les étrangers et le projet d’une ressourcerie qui illustre le mieux la manière d’honorer cet héritage original du Père Bernard Duray ».

 

Ici, vous trouverez… même sans chercher !

Maintenant, deux visites s’imposent si l’on veut prendre la mesure de ce qui se réalise au fil des jours :

  1. Visite au magasin du 16, rue Danton à Toulon

Le rez-de-chaussée du P. Deray est devenu un grand espace d’exposition pour Aviso dont l’enseigne trône fièrement face à la rue. D’entrée, on traverse une première partie, divisée elle-même en « rayons » : électro-ménager, vaisselle, verrerie, vêtements, hi-fi, livres et disques !

Tout y est bien rangé, étiqueté, et surtout, très propre. Car le lundi, salariés et bénévoles s’affairent au ménage et à la mise en ordre afin de recevoir les clients dès le mardi matin.  Les personnes accueillies se retrouvent aussi rue Danton : rangement, nettoyage, tri. On met dans le camion ce qui ne peut être vendu dans cette boutique et qui part, soit à l’atelier de la Ronde des Meubles, soit à celui de Saint-Joseph.

Et bien que le site soit fermé pour mise en ordre, on reçoit les personnes qui viennent déposer, comme les autres jours de la semaine, vêtements, meubles et objets divers. Les vêtements en surplus, qui ne peuvent être conservés par Aviso, sont donnés à  Provence TLC, entreprise d’insertion implantée à Vitrolles et assurant la valorisation des TLC : textile, linge, chaussures.

Continuons la visite…

Attention délicate des  organisateurs : un coin pour les enfants a été aménagé ; ainsi ils peuvent jouer sans risques tandis que Papa et Maman « fouinent »chacun dans son secteur favori…

Un coin enfants a été aménagé dans l’espace de vente d’Aviso, à Toulon.

Puis on accède à une deuxième salle où sont exposés les meubles : vendus soit en l’état, soit « relookés » par les ateliers de la Ronde des Meubles ou de Saint-Joseph.

C’est le public du centre-ville qui constitue le plus gros de la clientèle. Aviso a d’abord pour vocation de donner accès à des objets et meubles de première nécessité à des prix adaptés aux personnes défavorisées  Cependant, avec l’exposition permanente de la Ronde des Meubles, c’est un public plus à l’aise financièrement qui vient maintenant. De plus, l’atelier de la Ronde des meubles (voir l’encadré en fin d’article) a beaucoup progressé en professionnalisme et la qualité du travail ne cesse de s’améliorer grâce à un encadrement technique de haut niveau.

Chez Aviso, une surface de vente conséquente permet de proposer de nombreux objets.

La tente d’Abraham

Enfin, tout au fond de ce qui fut « le hangar du Père Duray » c’est l’espace réservé à « la Tente d’Abraham ».  Inauguré en novembre 2007, ce lieu de rencontres interculturel est unique. Né de la volonté du Secours Catholique et d’Aviso, il a eu pour parrains  les représentants des principales religions.

L’accueil et l’hospitalité en sont les maîtres mots, tout simplement parce que « l’autre a peut-être raison autrement que nous », selon Catherine Martinez, très engagée dans le dialogue interculturel.

Comme l’a dit Gilles Rebêche : « Abraham accueillait les étrangers sous sa tente. Un jour, il a découvert que c’était des anges. Dans notre société, on a plutôt peur d’accueillir les étrangers. Peut-être a-t-on peur des anges ? »

Devant cette variété d’espaces que représente Aviso, on peut se dire que le vœu de son fondateur continue d’être exaucé.

Un nouveau véhicule

Via la Fondation Union Diaconale du Var, un don a permis à l’association d’acquérir un camion, indispensable pour les collectes, les livraisons et les allées et venues entre Aviso, Logivar et Saint-Joseph. C’est plus pratique également pour les rendez-vous avec les particuliers qui veulent donner de gros objets ou vider un appartement.

  1. Visite aux ateliers de Saint-Joseph

A « Saint-Jo », les ateliers fonctionnent les mardis et jeudis. Les locaux, mis à disposition par la métropole TPM, ont été entièrement nettoyés, puis réaménagés et rangés. Tout se met peu à peu en place grâce à l’investissement et à la bonne volonté de chacun.

Le bâtiment est situé au 28, avenue du commandant Lhoste, à Toulon, à proximité de l’Hôpital Sainte-Musse. Il sert aussi de base arrière à l’Equipe Mobile Précarité Santé (EMPS).

L’extérieur avait également besoin d’un « grand ménage » : tous s’y sont mis, et maintenant, il y a de quoi déjeuner dehors autour d’une grande table. Le moment de convivialité autour du repas de midi (fourni par les Amis de Jéricho)  est vécu tous ensemble. Cela crée des liens, c’est l’axe de la journée, on se raconte, on se confie, on rit, on plaisante. Ce déjeuner fait partie de l’ambiance. Ce ne serait pas pareil si chacun rentrait déjeuner chez soi ou à Jéricho. La cuisine  sert aussi de salle de réunion : aménagée par les accueillis avec du matériel de récupération, elle abrite le repas de midi quand on ne peut déjeuner dehors.

Le repas est un moment de convivialité qui ponctue la journée et rassemble toutes les personnes impliquées.

A l’entrée du dépôt, une grande pièce, pleine de ces trésors insoupçonnables que l’on trouve encore en vidant les maisons des « anciens ». Pendules, lampes, miroirs, balances, guéridons, petits meubles aux nombreux et minuscules tiroirs, vieilles malles descendues d’un grenier… Tant d’objets qui ont assisté à mille scènes de la vie ordinaire !

Tout un bazar hétéroclite qui évoquerait presque le « Casse-Noisettes » de Tchaïkovski, comme si chaque objet rangé là, bien sagement, allait subitement se réveiller au son de cette musique espiègle et sautillante.

En continuant la visite, on passe dans une immense pièce remplie de meubles en attente d’être fixés sur leur sort : vendus, relookés, transformés, démontés… détruits si on ne peut vraiment plus rien en faire. La gestion des déchets, bois et ferraille, est une question importante, tant sur le plan écologique que sur le plan pratique, maintenant que les déchetteries font payer les dépôts.

« St Jo » sert d’espace de stockage aux meubles qui, après avoir été relookés, sont proposés à la vente chez Aviso.

Plus loin, une pièce est réservée à l’électro-ménager : on vérifie la bonne marche des appareils, on les nettoie, on les rend présentables.

Un atelier Linge va bientôt voir le jour. Il faudrait des bénévoles femmes ou hommes pour trier, présenter linge de maison et vêtements qui se vendent bien rue Danton.

Et depuis quelques jours, encore une nouvelle expérience ! A l’extrémité du terrain se trouve une large bande de terre et quelques  personnes accueillies ont décidé d’en faire un jardin.  Le sol, bêché et ratissé, est prêt à recevoir les plants de légumes. Une initiative remarquable prise par des personnes mises à l’écart de par leur situation et qui redeviennent dynamiques et inventives.

Animatrice détachée par les Amis de Jéricho en charge de l’encadrement des personnes accueillies, Nathalie assure aussi la promotion des articles en ventes par l’intermédiaire de la page Facebook de l’association. Elle reçoit environ 10 à 20 appels par jour, essentiellement pour des meubles. Sur rendez-vous, les gens viennent voir au magasin ou au dépôt. C’est l’occasion d’un dialogue, celle aussi de faire connaître l’association.

Dans le cadre du projet d’insertion sociale, il est nécessaire de motiver et amener un public spécifique aux ateliers. Rencontre et collaboration  qui créent des liens : « On reviendra ! ».

Comment fonctionnent les ateliers ?

Avec des bénévoles et des personnes accueillies.

Les bénévoles les plus « bricoleurs » assurent l’encadrement comme Didier ou Laurent; 3 ou 4 d’entre eux ont un niveau assez haut pour assurer une sécurité à 100% car l’association dispose maintenant de matériel de menuiserie, tel qu’une scie sauteuse, circulaire et une ponceuse. Chaussures, lunettes, gants, rien ne doit être laissé au hasard, même pour les travaux les plus simples en apparence.

La collaboration entre les bénévoles et les personnes accueillies permet de faire des merveilles !

Donner de son temps, partager ses connaissances et son savoir-faire, dans un climat d’amitié et de confiance, c’est une source de lien social qui montre (si besoin était) combien la vie associative est importante. Solidarité et efficacité sont main dans la main dans ce service.

Les personnes accueillies, venues de l’accueil de jour de Jéricho et de la maison Saint-Louis, sont toujours entre 10 et 15, avec un noyau permanent de fidèles qui aident ainsi à l’intégration des autres. Certains d’entre eux participent également au Jardin solidaire de la Castille. Ils viennent à Saint-Joseph par leurs propres moyens ou par le minibus de Jéricho.

Au fil des jours, on découvre chez eux qu’il y a des compétences qui se réveillent ou bien qui prennent naissance ; ils s’intéressent à ce qu’ils font et acquièrent aussi une certaine persévérance dans l’action. Ils ne doivent pas être considérés comme des acteurs de seconde zone mais comme des personnes réellement impliquées.

Celui qui fignole la remise en état d’un meuble ou d’un objet se rend capable de participer à un projet et de le mener à bien, même si ce projet est tout petit en apparence.

« Nous ne faisons pas de grandes choses…
seulement des petites choses avec beaucoup d’amour. » Mère Térésa

  • « Oh, ce vieux moulin à café », dit quelqu’un…
  • « Tiens, on avait le même chez ma grand’mère ! » dit un autre…

La conversation s’engage… Un petit coin de vie se soulève, qui va en rejoindre un autre : c’est cela la rencontre.  Et nous n’avons pas idée de ce que les objets sont un moyen de rencontre !

D’où vient cet objet ? De quel pays ? De quelle coutume ? Le dialogue avec l’autre succède petit à petit à la contemplation nostalgique du passé.

La Ressourcerie de la Rade est un modèle de société, il y a en elle un nouveau visage de la vie. Certes, tout cela tient de la prouesse, mais seul le résultat compte.

Projet à deux visages, lieu de deux sortes de rencontres : l’objet qui redevient utile, la personne qui se remet debout. En redonnant vie aux objets, on se redonne vie aussi.

Alors, osons la comparaison : ces objets plus ou moins anciens, plus ou moins démodés (on dit « vintage », c’est plus chic parce que beaucoup de gens ignorent ce que signifie ce mot !), ils ont un jour été neufs, utiles, respectés, admirés, entretenus,  et ils sont là parce qu’on n’a pas voulu qu’ils se perdent complètement.  Il y a en eux un reste de bonheur ou de tristesse, mais surtout un reste de présence.

« Fifi », une personne impliquée qui accepte de donner de son temps pour faire vivre le projet de Ressourcerie.

Trouvé, perdu, caché, publicitaire, personnalisé, hétéroclite, insolite, non identifié…. chacun a son histoire,  tous ont trôné pendant des années dans un endroit précis où ils avaient leur utilité, leur fierté. Ils ont eu leur heure de gloire ! Et puis un jour, leur existence a connu la dégradation, l’oubli, le mépris.

Nos publics les plus fragiles ont, eux aussi, connu des dégradations de toutes sortes avec lesquelles l’usure du temps n’a rien à voir. Eux dont la vie est maintenant nulle part, ils  ont autant besoin de ressusciter que ces objets venus de partout. Eux aussi ont été un jour utiles, respectés, considérés.  Ils ont besoin d’être recueillis, d’avoir le physique et le moral remis à neuf, et l’on sait bien que ce n’est pas l’affaire d’une journée.

Besoin d’être reconnus, connus de nouveau,  aimés, refaits à neuf, d’aller là où bon leur semble, de prendre tout seuls leurs décisions. Ils ont besoin de relever la tête, de se sentir utiles et capables de refaire des choses de la vie.

Le Pape François a évoqué – et fustigé – la « culture du déchet ».

A la vue de certaines transformations, la joie de tous est visible, on ne pense plus aux heures de patience et de persévérance qu’il a fallu dépenser.

C’est ce côté profondément humain qui rend Aviso et le projet de Ressourcerie de la Rade particulièrement attachantes et uniques en leur genre.

Alors, si le cœur vous en dit, n’hésitez pas, venez rejoindre cette équipe, vous y serez reçu avec joie et amitié !

La conclusion de ces propos nous est offerte par Lamartine qui en 1830 écrivait dans ses Harmonies poétiques et religieuses

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme,
qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? »

Cette âme ne serait-elle pas celle qui s’applique à redonner la vie à ceux qui pensent que la leur ne vaut plus grand ’chose….

Alors ensemble élargissons l’espace de notre tente, vers le temps retrouvé de la dignité, jusqu’aux confins du cœur humain.

Aline RACHEBOEUF, auteure reporter bénévole pour Iota.

Crédit photos : Delphine Dumont, service communication de l’UDV.

La rédaction de Iota tient à remercier les membres du « copil ressourcerie » pour leur relecture de cet article. 

A noter : grande vente le  samedi 26 mai toute la journée sur le site de st Joseph. Si le beau temps est de la partie, l’exposition se fera dehors. Parlez en autour de vous !

Présentation de la Ronde des meubles

« Le chantier d’insertion « la Ronde des Meubles », porté par l’association Logivar Saint-Louis fait peau neuve – façon de parler – pour agrandir son audience et trouver de nouveaux fans auprès du grand public. Les liens ci-dessous vous donneront un aperçu plus dynamique et complet de son action, son histoire et ses spécificités.

Pour résumer, je dirai que cet atelier permet de récupérer des meubles usagés ou destinés au rebut pour leur donner une nouvelle vie par le relooking et la mise en valeur de ses potentialités, souvent cachées derrière une image vieillotte et dépassée.

La symbolique avec le travail social est formidable pour ce qui est des personnes marginalisées et qui retrouvent une reconnaissance, une place et une beauté grâce à un accueil, un accompagnement social, un hébergement et des liens renoués dans la société. Ce qui semble « bon à rien » aujourd’hui peut devenir essentiel et acquérir une valeur aux yeux des autres demain. Cette action est appelée à intégrer à terme une Ronde plus large et qui serait portée par le projet de Ressourcerie de la Rade.

Comment l’ensemble va-t-il s’articuler ? C’est l’enjeu – et le défi – de demain. »

Tim Rawls, directeur de Logivar Saint-Louis

Espace dons avec la Caisse d’Epargne : https://larondesmeubles83.espacedons.com/projet/la-ronde-des-meubles

Site web de l’action la Ronde des Meubles : https://larondedesmeubles.com/

Programme diffusé sur Var Azur le 4 avril 2018 : https://www.youtube.com/watch?time_continue=155&v=zhB-I1ahlLk 

 


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