AMDG

La lecture de la presse et l’observation de la vie de nos sociétés ces temps-ci nous font l’effet d’un monde qui virevolte dans tous les sens, se perd en d’innombrables directions à des vitesses folles qui l’entrainent vers des rivages inconnus et parfois effrayants : l’éthique souvent citée mais finalement oubliée, gênante, l’individualisme conspué mais finalement adopté par presque tous, le narcissisme rarement mentionné mais tant mis en œuvre qui dévalorise l’autre, l’appât du gain, du pouvoir,  la facilité, l’immédiateté en tout qui nous fait râler quand le clic du PC n’est pas suivi dans la demi-seconde de l’ouverture de la page attendue, quel tournis !!!

Et pourtant, il y a aussi et plus que jamais des signes si contradictoires, si paradoxaux, qu’on se demande comment nos folies peuvent cohabiter avec nos engagements pour les autres et nos espérances les plus hautes : devant la détresse de nos frères dans les catastrophes que souvent nos folies ont causées, la générosité est paraît-il plus grande que jamais ; dans nos vies si bruyantes  et agitées, la hausse sensible de fréquentation des sanctuaires et des lieux de retraite est manifeste et les publics qu’on y trouve ont eux aussi changé : la grande majorité d’entre eux sont « en recherche » et le disent haut et fort.

Tout cela est étrange, et  nous constatons des attitudes similaires dans notre environnement associatif, preuve sans doute que nous sommes bien du monde, ce qui après tout est peut-être rassurant. Alors, si l’aggiornamento de l’UDV se fait avec quelques inquiétudes de perdre son autonomie, quelques chikayas de façade ou des disputes sans gravité réelle, ne nous affolons pas. On lira pour se rassurer le récit de la route de l’équipée des Favières sur les chemins de Compostelle, la journée du Secours Catholique et celle du refus de la misère, ou encore le séminaire annuel de l’UDV au cours duquel nous avons, vous avez, réfléchi au sens de toute notre action en se dépossédant de soi-même…

Réjouissons-nous car finalement nous donnons raison au Pape François quand il disait tout récemment que « La vie chrétienne est la rencontre de notre faiblesse avec la force de la grâce de Dieu, qui nous permet de vivre au quotidien une existence pleine et joyeuse, où la charité signifie tout faire avec joie et humilité, pour la gloire de Dieu et pour le bien des hommes ».

AMDG, Ad Majorem Dei Gloriam, écrivions-nous en tête de nos copies quand j’étais collégien !

Thierry O’Neill, président de l’UDV.


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